Petit village médiéval établi sur un mamelon, Durfort entoure ses maisons de belles pierres claires autour des vestiges de son château…La garrigue environnante offre un paysage vallonné et boisé qui vous offre toute la sérénité de la campagne gardoise au bord des rives du Crespenou.
Histoire et patrimoine Le nom du village de Durfort vient du celtique Duro ( citadelle solide) complété de Forfis et désigne un château fort. Saint Martin de Sossenac, outre sa référence à son patron, St Martin de Tours, trouve son étymologie dans la désignation d'un domaine gallo-romain appartenant à Celsius, ayant sans doute donné Celsiniacum pour arriver à Saussenac et enfin Sossenac.
Ces communes des Basses Cévennes, ont été réunies par décret impérial de 1862. Toutes deux vivaient sous l'ancien régime essentiellement d'une agriculture très diversifiée. Durfort possédait beaucoup d'artisans et une verrerie au XVe et XVIe siècle. A partir du XVIIe siècle le mûrier fait son apparition pour devenir la principale culture. Deux filatures étaient installées à Durfort. Au déclin de la sériciculture, l'agriculture se tourne vers la monoculture de la vigne. Les mines, exploitées de longue date pour l'alquifoux servant à colorer le vernis des poteries et des vases à guirlandes d'Anduze, restaient un simple appoint de revenus.
L'histoire de Durfort et Saint Martin de Sossenac est très liée à celle des Bermond de Sauve qui étaient Seigneurs hauts justiciers de Durfort et dont une branche cadette avait l'apanage de Vibrac.
Le donjon du vieux château féodal de Durfort, datant du XIIe siècle et restauré en 1992 par la famille des Marquis de Cadolle et de Durfort est comme l'emblème de la «circulade» qu'il domine et celui de Vibrac surplombe le château construit à ses pieds au XVIe par les Duranc, barons de Vibrac.
Les ruines des anciennes églises paroissiales romanes de Saint Thomas de la Souche à Durfort et de Saint Martin de Sossenac, datant du XIe siècle, appellent à une visite tout comme les venelles moyenâgeuses de la circulade. L'église paroissiale St Thomas a été construite en 1687 suite à la Révocation de l'Edit de Nantes. Ces villages ont, comme tous ceux de la région, été profondément marqués par la Réforme et deux ou trois synodes du Désert se sont tenus au mas de la Font du Vert début XVIIIe. Le temple de Durfort, reconstruit en 1821, vaut un détour pour son architecture intérieure à deux rangs de tribunes superposées.
C'est dans cette commune que fut découvert en 1869 l'éléphas meridionalis qui trône dans la galerie du Muséum d'Histoire Naturelle à Paris et qui fait la fierté des Durfortois.
Divers sentiers de randonnées ou d'interprétation s'offrent à vous et vous permettent de découvrir nos paysages et de vous arrêter déguster les vins du «Duché d'Uzès».